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La boutique des pandas (1979-1985) Collectif


Après Malin comme un singe, voici la seconde compilation de courts-métrages chinois réalisés par les Studios d’art de Shanghai éditée par les films du Préau et Arte. Ce nouveau programme est l'occasion de proposer à un très jeune public des récits originaux dotés de qualités artistiques indéniables.


L'écureuil coiffeur (1985) de Pu Jiaxiang : Un écureuil propose ses services de coiffeur aux différents animaux qui se présentent à lui. Malgré des débuts prometteurs, les choses ne vont pas tourner en sa faveur...
L'animation réalisée à base d'encre et de gouache est épurée, les décors sont sommaires donnant une place centrale aux personnages. Avec très peu de dialogues et un sympathique accompagnement musical traditionnel, ce court-métrage est vraiment mignon. Il nous conte une petite aventure sans prétention, qui si on devait y trouver une morale serait : les bonnes intentions ne suffisent pas toujours à satisfaire ceux qui nous entourent.

Le hérisson et la pastèque (1979) de Wang Borong et Qian Jiaxin : Une maman hérisson explique à sa fille les règles à respecter pour ramasser des fruits. Mais la petite refuse le conformisme et décide d'appliquer des méthodes peu orthodoxes pour un hérisson au grand dam de sa mère...
Réalisée avec la technique du découpage articulé, l'animation très colorée est délicate et accompagnée d'une musique traditionnelle. Dans cette histoire simple mais pleine de rebondissements, l'enfant est le personnage le plus avisé, car il n'hésite pas à remettre en question le conformisme "aveugle" et des pratiques ancestrales inadaptées. Chose assez rare pour le noter, la jeunesse est ici représentée de façon positive et porteuse d'innovation !

La boutique des pandas (1979) de Zhou Keqin et Hu Jinqing : Un grand-père Panda et son petit-fils ouvrent une boutique, mais les clients ont tous des demandes très particulières. Les deux pandas vont donc tout faire pour les satisfaire au mieux et au plus vite...
On est ici assez surpris que la technique du découpage articulé ait été utilisée car l'animation est si fluide qu'on penserait plutôt être devant un traditionnel dessin animé à l'aquarelle. Les personnages découpés sont donc peints à l'aquarelle leur donnant un joli aspect vaporeux. L'aventure quant à elle tourne autour du fait que les clients sont rois et que donc tout doit être mis en œuvre pour répondre à leurs désirs, ce qui sera l'occasion de tumultueuses aventures racontées dans un langage simple qui convient parfaitement à des touts-petits.

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Monster house (2006) de Gil Kenan

D. J., un garçon de 12 ans, surveille son voisin M. Nebbercracker de la fenêtre de sa chambre. Il note ses moindres faits et gestes qui sont pour le moins suspects. En effet, le vieil acariâtre traumatise tous les enfants qui marchent sur sa pelouse et confisque les jouets des imprudents. Une confrontation entre D.J. et le vieil homme, provoque un malaise chez ce dernier qui est emmené à l'hôpital. La maison abandonnée prend alors vie et commence à devenir particulièrement agressive. A quelques jours d'Halloween, il devient urgent pour D.J., "Chamallow" son ami d'enfance et Jenny une nouvelle connaissance, de trouver une solution à ce problème...

Il ne faut pas se fier aux apparences, bien que les personnages soient tout en rondeur, Monster house est bien un film d'épouvante pour enfants. Les trois jeunes héros vont devoir surmonter leur peur et affronter seuls un esprit démoniaque, les adultes ne comprenant rien à rien. Il y a d'ailleurs de quoi avoir peur, car les deux autres personnages principaux, le gardien de la maison et la maison elle-même, sont parés de tous les attributs pour susciter l'effroi. Si on peut reprocher aux autres personnages d'être trop lisses, ces deux-là ont une réelle profondeur et un expressivité sidérante de vérité. Réalisée en motion capture, l'animation est de qualité, bien que globalement ce long-métrage ne soit pas exceptionnel : personnages un peu fades, qualité esthétique discutable... Mais sans être subjugué par le film, il faut tout de même reconnaître qu'il fait date dans l'histoire du cinéma pour la jeunesse. Voici le premier film d'horreur pour enfants qui utilise les codes d'un genre jusque-là réservé aux adultes. Tous les ingrédients y sont : histoire sordide, solitude des héros, méchants, maison hantée par un esprit vengeur ; ainsi qu'un cadrage, une mise en scène, une bande-sonore spécifiques... Cette histoire pour se faire peur initiera les pré-ados en quête de sensations fortes aux codes du genre, comme un rite de passage vers l'âge adulte...

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5 contes pour enfants, volume 3 (2004-2007) Collectif



Voici le troisième DVD de la collection 5 contes pour enfants éditée par Mouviz, diffuseur spécialisé dans le court-métrage. Cette nouvelle édition est impeccable, tant dans le choix des films que dans les riches compléments qui sont proposés pour chaque création.



Hugh (2007) de Mathieu Navarro, Sylvain Nouveau, Aurore Turbe et François Pommiez : Dans une hutte, un vieil indien conte à de jeunes enfants les temps anciens où regarder vers le haut était impossible, car le ciel était trop bas...
Alliant modernité (avec une réalisation en 3D impeccable) et tradition (avec une histoire d'indiens), ce film est une petite réussite. L'animation est jolie et maîtrisée, qu'elle soit en 3D, quand on est avec les personnages, ou en 2D, quand on visualise le récit qui nous est conté. De plus, cette petite histoire réellement touchante, donne l'explication selon une croyance indienne de l'origine des étoiles. On aimerait vraiment être au coin du feu avec ces enfants.

La tartine (2004) de Guillaume Colomb et Olivier Derivière : C'est le matin, tous les ingrédients sont là pour organiser au mieux le petit déjeuner, mais le miel et la confiture rivalisent encore pour la tartine du jour...
Voilà un court-métrage des plus intéressants. A partir d'objets de notre quotidien on assiste avec surprise à une aventure matinale des plus originales. L'animation bien que sommaire fonctionne à merveille et cette sympathique petite comédie musicale met du baume au cœur.

Oktapodi (2007) de Julien Bocabeille, François-Xavier Chanioux, Olivier Delabarre, Thierry Marchand, Quentin Marmier et Emud Mokhberi : Un poulpe va user de tous les moyens pour sauver sa dulcinée des mains d'un cuisinier. L'aventure sera des plus tumultueuses...
Ce film de fin d'études de l'école des Gobelins a été sélectionné dans de nombreux festivals et notamment aux oscars en 2009. L'animation est d'une grande maturité et le scénario plein de rebondissements est percutant. En 5 minutes, on assiste stupéfait à un condensé de ce qui se fait de mieux en la matière. Bien que ce court-métrage soit sans parole l'émotion, l'action et l'humour sont au rendez-vous. Vous pouvez aussi retrouver ce court-métrage dans le DVD 3D kids. Un coup de cœur !

Il était une fois la lune (2005) de Magali Boullioud-Tourlan et Florence Fantini : Au clair de lune, un enfant raconte à ses compagnons l'histoire d'une petite luciole différente qui cherche sa place aux côtés des siens...
Ce film, mêlant images réelles et animation en volume, met en scène un enfant exclu d'un groupe qui va finalement y trouver sa place. C'est aussi l'occasion de découvrir une nouvelle histoire sur la naissance de la lune.

Animatou (2007) de Claude Luget, Romeo Andreani, Dominique Delachau Lambert, Claude Barras, Georges Schwizgebel : Un chat poursuit une souris...
Basé sur un scénario des plus simples - l'histoire du chat et de la souris - ce court-métrage est l'occasion de découvrir des techniques d'animations variées. Le montage est impeccable et on assiste interloqué à un résumé de ce qu'est le travail sur l'image animée en passant par le dessin, la peinture, le sable, l'animation en volume et pour finir en 3D. C'est beau et subtil, que demander de plus à un film mené avec tant d'intelligence ? Voilà une occasion à ne pas manquer de discuter avec les enfants de comment sont fabriquées les images et de la question de l'illusion créée par le cinéma. De plus, le film est accompagné d'un making-off très instructif où l'on pénètre l'univers des cinéastes qui ont contribué à la réalisation d'Animatou. Une étape incontournable pour accompagner un jeune spectateur crédule à devenir un cinéphile éclairé... Un coup de cœur !

DVD "5 Contes pour Enfants - Volume 3" - Bande Annonce
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Le chien jaune de Mongolie (2006) de Byambasuren Davaa

Nansa, 6 ans, est l'aînée de trois enfants. Elle revient pour l'été dans sa famille de nomades en Mongolie du Nord, où elle vit dans une yourte au milieu de la steppe. Ici la vie tourne autour de l'élevage des chèvres, moutons et vaches qu'il faut emmener paître, de la fabrication des fromages et des tâches ménagères. Un jour où sa mère la charge de chercher des bouses séchées pour le feu, elle découvre un jeune chien qu'elle adopte. De retour à la maison, son père ne souhaite pas garder l'animal...

Filmé dans de somptueux paysages, cette tranche de vie de nomades mongoles nous transporte dans une bienveillante aventure humaine et enfantine. Bien que l'intrigue se déroule au fond de la steppe, la relation de cette enfant et de son chien donne une portée universelle à l'histoire. La cinéaste porte un regard tendre sur cette famille et réussit à nous faire pénétrer au cœur de leur vie, dans la chaleur de la fratrie. On y découvre un père et une mère d'une grande douceur, mais aussi leurs us et coutumes, leurs croyances, sans oublier leur sagesse. Bien que le milieu soit rude, ils vivent de peu mais heureux et en harmonie avec la nature. Ce long-métrage, mi-documentaire mi-fiction, est un témoignage sur une population en voie de disparition, dont les connaissances ancestrales lui permettent de vivre en totale adéquation avec son environnement. Le déplacement de la yourte en est l'ultime et passionnant exemple. Étrangement, les couleurs chatoyantes des costumes et de la décoration (mobilier, tapis...) sont le reflet d'une culture raffinée issue d'un milieu rustique. Pour incarner ses personnages, Byambasuren Davaa a choisi une véritable famille de nomades. Elle a filmé leur quotidien tel qu'ils le vivent et sans intervenir, d'où la fraîcheur de certaines séquences, notamment avec les enfants. Dans cet univers calme et apaisé, la réalisatrice a tout de même créé quelques moments de tension très réussis donnant un peu de sel au film. Le résultat est à la fois tendre, éducatif, sensible et d'une grande beauté. Un retour aux sources !

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Le DVD propose une version française.

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Sindbad (1974) de Karel Zeman

Sindbad parcourt les mers en quête d'aventures et croisera au cours de ses pérégrinations une multitude de personnages et de créatures extraordinaires : rapace gigantesque, sultan vindicatif, géants, sirène...

Filmé dans un premier temps comme des courts-métrages indépendants, Karel Zeman a finalement rassemblé lui-même ces cinq aventures (Sindbad, Le deuxième voyage de Sindbad, Dans le pays des géants, Le tapis volant, Le sultan de la mer). Ce dessin-animé tchèque a le charme de la simplicité. Le cinéaste utilise avec subtilité différentes techniques d'animation (le dessin, le papier découpé, la surimpression notamment pour le mouvement des vagues) créant des instants d'une grande poésie. Ses couleurs chatoyantes et la délicatesse de ses dessins font que le film se regarde comme un livre d'images, avec en prime une voix-off aux intonations envoûtantes, aux musiques lancinantes et aux bruitages astucieux. Il est agréable de s'entendre conter dans un langage simple et soutenu des récits aventureux inspirés des contes des mille et une nuits.

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Malin comme un singe (1962-1985) de Huang Yongju, Hu Xionghua, Pu Jiaxiang...

Ce DVD coédité par les films du Préau et Arte propose une nouvelle compilation de trois courts-métrages chinois réalisés par les célèbres Studios d’art de Shanghai. Après l'édition d'Impression de montagne et d'eau par Les films du Paradoxe, voici un programme qui pose un nouveau jalon dans la connaissance et la reconnaissance de l'animation chinoise par le grand public. Au delà de l'aspect patrimonial, c'est aussi une occasion de découvrir les techniques d'animation spécifiques que sont le découpage articulé et le découpage déchiré articulé. De plus, ces films fort sympathiques raviront les bambins qui sont friands de ce type de petites aventures... Cette fois-ci les singes sont à l'honneur.

Attendons demain (1962) de Huang Yongyu et Hu Xionghua : Un singe rêveur, qui n'a pas construit de maison, se trouve confronté à la pluie qui n'est pas sa meilleure amie...

La musique et les bruitages répondent avec justesse à la voix-off et aux propos des différents personnages. Un découpage des plans original et une animation en papier découpé ouvragée et délicate illustrent à merveille la morale de l'histoire : "Il ne faut jamais remettre à demain ce qu'on peut faire le jour même".

Les singes vont à la pêche (1985) de Pu Jiaxiang : Quatre singes s'essaient à différentes techniques de pêche, mais cela ne sera pas sans mésaventure...

L'animation épurée et sans parole est servie par une musique traditionnelle réellement expressive. Ici pas de morale mais une succession de situations burlesques, où ces pauvres singes pugnaces ne seront pas récompensés de leurs efforts.


Le petit singe turbulent (1982) de Hu Jinqing : Un petit singe farceur joue des mauvais tours à son entourage et rit aux dépens de ses amis. Mais crier au loup sans raison peut s'avérer dangereux...

L'histoire est celle d'un singe égocentrique qui, par jeu, blesse ses amis et n'accorde pas sa confiance à son compère koala qui essaie de le prévenir du danger. La solidarité entre les amis aura tout de même raison du loup et l'expérience apprendra au petit singe à être un bon ami et à ne pas dépasser certaines limites. Mais l'originalité du film vient plutôt de sa forme. Les décors sont peints en lavis et l'animation est réalisée en papier articulé déchiré, créant une esthétique très aboutie. En effet, cette technique permet de faire apparaître les fibres du papier donnant un effet duveteux aux animaux. Ce très beau court-métrage est une petite réussite !

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Alice au pays des merveilles (2009) de Tim Burton

Alice, 19 ans, se rend à une réception où un jeune homme bien né lui demande sa main. Souhaitant prendre un temps de réflexion, elle s'éloigne et décide de suivre un étrange lapin blanc vêtu d'une veste. Dans sa course-poursuite, elle tombe dans un trou situé au pied d'un arbre. Un monde magique s'ouvre alors à elle, où apparemment elle doit jouer un rôle dans la libération de ce royaume sous l'emprise actuelle de la Reine Rouge...

Voici une nouvelle adaptation des studios Disney d'Alice au Pays des merveilles de Lewis Caroll, réalisée cette fois-ci par l'incontournable Tim Burton. Si l'on accepte d'entrée que le film prenne ses distances avec le texte d'origine, ou avec l'autre référence qu'est devenu le dessin-animé de 1951, le film est plutôt réussi. Si on refuse ce principe, passez votre chemin car vous serez déçu. Le cinéaste met en scène ici une Alice beaucoup plus âgée, qui revit toutes les nuits le même rêve depuis son enfance. Ce postulat, plutôt malin, permet à Tim Burton de proposer de nouvelles péripéties à Alice, qui - on suppose - aura précédemment rêvé les aventures de Lewis Caroll. Aujourd'hui, l'héroïne doit tuer le Jabberwocky pour libérer le royaume de l'emprise de la Reine Rouge. Malheureusement l'intrigue est assez lisse et sans réelle surprise, bien que certains personnages secondaires, comme le chapelier et ses compères, soient particulièrement délirants. Ce petit manque de chaos scénaristique, si caractéristique des différentes versions d'Alice, est un peu décevant. On découvre au final une aventure plus fantastique qu'onirique. Mais on reste dans l'univers - un peu moins sombre qu'à l'accoutumée - de Tim Burton. Les personnages sont toujours blafards ou bizarres, la musique enlevée, les paysages torturés... De plus, un vent de féminisme et de modernité souffle sur le film (le refus du corset, du mariage comme destinée inéluctable pour une jeune femme du 19ème siècle...) Alice n'est plus la petite fille sage qui s'ennuie, elle est devenue une jeune femme libre et indépendante. Le point fort du film reste son impeccable esthétique avec des effets spéciaux réellement incroyables et des costumes somptueux. Un monde merveilleux prend vie devant nos yeux...


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L'enfant noir (1995) de Laurent Chevallier

Baba vit dans un village de Guinée aux côtés de toute sa famille. Son père, garagiste, décide de l'envoyer à Conakry, la capitale. Accueilli chez son oncle, une nouvelle vie s'ouvre à lui...

Filmé comme un documentaire, ce récit initiatique montre sans jugement ou idéalisme la vie quotidienne d'un jeune guinéen et aborde sans détour des questions comme la circoncision, la polygamie, la place des femmes, ou encore, l'importance de l'école, la perte des traditions, le premier amour... Après avoir découvert la vie au village, ses rituels et contraintes, on découvre avec Baba - qui s'émerveille comme un nouveau né - les us d'une grande ville guinéenne. La réalisation est classique, mais servie par de belles musiques traditionnelles. Ces premiers pas vers l'âge d'homme, inspirés du roman de Camara Laye, sont filmés sans fioriture avec des acteurs touchants et pleins de vérité. Ce petit film sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs est l'occasion pour de jeunes spectateurs de découvrir "l'autre et l'ailleurs".

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l'enfant noir
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Fantastic Mr. Fox (2009) de Wes Anderson

M. Fox est un voleur de poules reconverti dans le journalisme. Pourtant malgré la promesse faite à sa femme de se ranger définitivement, il reprend ses activités illicites. Mais sa confrontation à trois fermiers particulièrement vindicatifs va mettre en danger sa famille et toute sa communauté...

Voici un étrange et cocasse Fantastic Mr. Fox qui dans un premier temps surprend par son ton caustique. Le style est très personnel, avec un cadrage et un travail sur les plans empreints d'une multitude de références cinématographiques et d'une grande maîtrise. Il est vrai que Wes Anderson, réalisateur notamment de A bord du Darjeeling limited, n'est pas coutumier du genre ou du cinéma pour enfant. C'est donc avec son regard de jeune cinéaste américain aguerri et estampillé "indépendant" qu'il propose une adaptation du roman éponyme de Roald Dahl. L'animation des marionnettes, les décors et la bande-son sont exceptionnels. L'histoire aborde de nombreux thèmes propres à la cellule familiale : l'arrivée d'un enfant, la capacité à se conformer ou non à l'ordre établi, les concessions à faire pour avoir une vie de famille, les relations père / fils et la difficulté de grandir... ; mais aussi, les différences de chacun comme sources de force et richesse. Tout cela se joue sur fond de courses-poursuites, d'opérations commandos - avec des scènes rappelant le film de gangster - et beaucoup d'humour, décalé certes, mais subtil. Au final, le résultat est indéniablement original et captive tout bonnement les enfants et les adultes qui voudront bien se prendre au jeu.

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Le site du film
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Mai Mai Miracle (2009) de Sunao Katabuchi

Dans la campagne japonaise des années 50, Shinko, 9 ans, vit au milieu des champs avec toute sa famille. Grande rêveuse, elle s'invente un monde où se côtoient son quotidien et des scènes du passé. Elle cherche à découvrir comment vivait une petite fille qui aurait vécu 1000 ans plus tôt dans ce village. L'arrivée de Kiiko, une enfant de son âge, va bientôt la rejoindre dans sa quête et dans de nouvelles aventures...


Voilà un nouvel anime qui mérite toute notre attention, tant pour la forme que pour le fond. Comme chez Hayao Miyazaki avec qui Sunao Katabuchi a travaillé, il y a : le soucis du détail, la nature luxuriante, la prépondérance de la musique, ainsi que l'intérêt porté aux enfants et aux personnes âgées. Le film est visuellement très beau, l'animation fluide et le montage subtil. Bien que le thème principal soit "l'imagination", l'histoire s'ancre réellement dans le quotidien. Les jeux et les rapports entre les enfants sont retranscrits sans idéalisme et avec finesse. La différence sociale entre les protagonistes est palpable par de nombreux indices dans les situations et les dialogues. Enfin la cruauté de la vie est abordée de front : la mère de Kiiko est morte et le père d'un des enfants va se suicider. Il n'y a aucune image choquante, mais cela peut tout de même troubler un jeune public. C'est pourquoi ce dessin-animé ne s'adresse pas aux plus petits, à moins qu'ils soient accompagnés par un adulte. Pourtant, il règne dans l'ensemble une atmosphère chaleureuse. Les relations entre Shinko et sa sœur, l'amour porté par la jeune fille à son grand-père, ainsi que l'amitié entre amis ont une place primordiale. Pour ces bambins, le monde est une perpétuelle aventure, une multitude de possibles s'ouvre en permanence à eux. Ils sont acteurs de leur vie. Mai Mai Miracle captive le spectateur tout du long, l'histoire n'étant à aucun instant prévisible. Le résultat est touchant, délicat et sensible.

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Ariol (série d'animation)

Ariol, un petit âne binoclard de 9 ans, est secrètement amoureux de Pétula, une jolie petite vache qui est dans sa classe. Accompagné de son grand copain Romano le cochon, le quotidien d'Ariol est une perpétuelle aventure...

Fidèle aux bandes dessinées publiées dans la collection J'aime lire des éditions Bayard, cette adaptation proposée par le studio Folimage est réussie. Le graphisme et l'animation sont épurés, efficaces et parfois poétiques. La vie d'Ariol tourne autour de l'école, ses copains et surtout de Pétula, son grand amour. Les personnages sont sympathiques, tant les enfants, que les adultes. Ces 78 petites aventures de 4 minutes sont tendres, drôles et surtout jamais niaises ou moralistes. Ariol suit son petit bonhomme de chemin et exprime avec naturel ses sentiments. C'est mignon et se regarde avec gourmandise...


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Ariol | Le Tag - épisode en intégralité
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Les deux moustiques (2007) de Jannick Hastrup et Flemming Quist Moller

Deux jeunes moustiques atypiques naissent au même printemps. Amstrong est passionné de vélo, alors que Nina la jolie ballerine danse toute la journée. Les deux personnages vont se retrouver mêler à une série d'aventures tout à fait inattendues pour l'un et l'autre, qui ne souhaitent qu'une chose : vivre leur passion...

Malgré un début un peu laborieux, l'aventure est au rendez-vous et entraîne le spectateur aux côtés de personnages sympathiques. La musique est omniprésente donnant une touche très personnelle à ce dessin-animé en 2D et papier découpé. Le graphisme enfantin et le scénario ont le mérite d'être originaux, avec certaines scènes particulièrement réussies, comme celle des fourmis à la pensée uniforme déstabilisées par une question de l'ingénu Armstrong, ou encore, la scène finale avec une chorégraphie et des chants enthousiasmants... De plus, il y a dans le discours comme un parfum de rébellion par rapport à l'ordre établi et à une pensée dominante oppressante pour l'individu. Un léger vent de liberté et de contestation souffle donc sur ce petit film sans prétention, qui a en plus le mérite de réhabiliter l'image du moustique (pas si simple mais réussi !). Ce long-métrage danois est somme toute une agréable récréation cinématographique et plutôt une bonne surprise.

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Brendan et le secret de Kells (2009) de Tomm Moore

Brendan, un jeune moine d'une douzaine d'années, vit reclus auprès de son oncle l'abbé Cellach dans l'abbaye de Kells. Entouré de moines chaleureux, Brendan aide à la construction d'une fortification qui doit les protéger de l'invasion des vikings. Mais l'arrivée du frère Aida, maître enlumineur porteur d'un précieux livre, va bouleverser la vie du garçon qui ira jusqu'à sortir de l'enceinte contre l'avis de son oncle. Cette échappée lui ouvrira les portes d'un monde inquiétant, merveilleux et magique, où Aisling une fille louve aux pouvoirs surnaturels va le guider...

Le film aborde la question du passage de l'enfance à l'âge adulte, de l'importance de la lecture, de l'art et de l'imaginaire. Le scénario est original, car il allie des faits qui se sont réellement passés en Irlande au IXème siècle (les invasions vikings, l'abbaye et le livre de Kells, les moines copistes...) et des éléments de la mythologie irlandaise (Aisling l'esprit de la forêt et le Crom Cruach un antique dieu païen). L'ambiance celtique est renforcée par une sympathique bande-son. L'intrigue est bien menée alternant moments d'échanges et de tensions, de contemplation et d'aventure. Mais la plus grande qualité de ce dessin-animé réside dans la richesse de son animation, dans sa remarquable réalisation. L'univers visuel est florissant et joue sur la superposition de motifs et textures, sur un jeu d'ombres et de lumières savamment orchestré, sur un subtil mélange de courbes et de lignes qui s'entrecroisent. De plus, le travail sur les plans et la mise en scène est innovant et subjugue le spectateur à chaque instant. Ce premier long-métrage du réalisateur irlandais Tomm Moore est une réussite !

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Vexille : 2077 (2007) de Fumihiko Sori

Au 21ème siècle, le développement spectaculaire de la robotique a poussé l'ONU à légiférer et à interdire la création d'androïdes. Suite à cette décision le Japon, qui était à la pointe de la technologie, a quitté l'ONU. Il vit désormais replié sur lui-même coupant toute communication vers l'extérieur. Dix ans après, Vexille est envoyée en mission au Japon avec son commando américain pour recueillir des informations...

Autant dire tout de suite que Vexille a les mêmes défauts scénaristiques et qualités techniques que Wonderful days. En effet, les personnages manquent de relief et l'intrigue de profondeur. Pourtant l'ensemble se tient et le film est traversé d'idées intéressantes comme : la déshumanisation des deux sociétés pour des causes totalement différentes (l'une parce qu'elle est aseptisée et l'autre parce qu'elle a perdu ses êtres humains), la dénonciation des risques de l'expérimentation humaine et de la course à la technologie, la mise en scène d'envoûtants dévoreurs (entités nés de l'échec de manipulations génétiques)... Cette animation japonaise en 3D utilise la technique des pixels shaders pour le rendu des ombres, ce qui donne un visuel assez surprenant. De plus de superbes scènes d'actions sont rythmées par une bande-son survoltée, où les combats entre robots ont la part belle. Sans être un chef-d'œuvre, Vexille est tout de même un divertissement à la très belle plastique qui gagne à être vu sur grand écran.


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Loulou et autres loups... (2003) Collectif


Ce programme regroupe cinq courts métrages écrits par Jean-Luc Fromental et Grégoire Solotareff, chaque film ayant un réalisateur différent. Cinq histoires originales et sympathiques qui devraient réconcilier définitivement les enfants avec les loups.


  • Micro loup de Richard McGuire (6 min.) : Un aventurier ramène un loup féroce pour son spectacle. Mais le loup s'échappe... L'animation est dans un premier temps déconcertante, car on suit l'action du dessus. Les protagonistes sont donc réduits à des points de couleur en mouvement, mais l'intrigue se suit aisément, notamment grâce à une bande-son efficace qui donne du sens. Le procédé permet au jeune spectateur de se mettre à distance d'une histoire sans parole particulièrement effrayante, le loup dévorant tout ce qu'il rencontre. Ce court-métrage très original captive littéralement les enfants.

  • Marika et le loup de Marie Caillou (7 min.) : Une jeune top-modèle en vogue se fait voler la vedette par un loup électronique, mais elle n'a pas dit son dernier mot... Un joli dessin rétro sert une histoire sans parole qui illustre la fugacité des modes.


  • T'es où grand-mère de François Chalet (6 min.) : Le petit chaperon rouge et le loup partent à la recherche de la mère-grand qui a disparu... L'animation est originale et l'histoire est drôle, une réussite !


  • Pour faire le portrait d'un loup de Philippe Petit-Roulet (5 min.) : Pour faire le portrait d'un loup, il faut des poils, des yeux, des pattes... Une liste à la Prévert comme un clin d'œil au célèbre poème de l'auteur Pour peindre le portrait d'un oiseau.


  • Loulou de Serge Elissalde (27 min.) : Loulou apprend à chasser avec son oncle qui se tue dans un malheureux accident. Perdu et esseulé, Loulou rencontre Tom un joyeux lapin. C'est le début d'une improbable mais indéfectible amitié... Film angulaire de ce programme, Loulou est l'adaptation du célèbre album du même nom de Grégoire Solotareff. L'histoire est quelque peu différente mais l'esprit est conservé. Les couleurs sont chaudes, c'est malin, sympathique et drôle, avec en plus des musiques enlevées de Sanseverino. A voir d'urgence !
Consultez et enrichissez la revue de presse sur Loulou et autres loups :


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    Le château des singes (1999) de Jean-François Laguionie

    Kom vit au sommet des arbres au sein de la tribu des Woonkos. Le jeune et fougueux singe a la fâcheuse habitude de remettre en cause l'ordre établi et de poser les questions qui fâchent. Et après tout, pourquoi tout ce qui est en bas serait mauvais ? Un jour, Kom tombe par accident aux pieds des arbres. Il va alors découvrir l'étrange peuple des Laankos aux mœurs et coutumes si différents...

    Le graphisme des personnages n'est pas l'élément le plus réussi, mais les décors sont jolis et délicats. Le tout est servi par une bande-son sympathique aux musiques enlevées. L'originalité de ce dessin animé réside plus dans le questionnement sur l'ordre établi que dans l'intrigue elle-même. Le message est clair : il faut questionner le monde, aller de l'avant, se confronter à autrui, afin de lutter contre l'ignorance et dépasser ses peurs. Jean-François Laguionie propose une réflexion, sur ce qui distingue les sociétés dites "primitives", des sociétés dites "civilisées". L'argumentation est intelligente et n'est jamais simpliste. Kom, l'ingénu, exprime avec candeur les travers des deux sociétés. La première, instinctive, reste repliée sur elle-même ; la seconde, structurée, est engoncée dans les protocoles. Pourtant si différentes et si proches, toutes deux subissent le poids des préjugés et des idées reçues. Voici donc un dessin animé sur la tolérance à découvrir.


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    Valerian et Laureline (série d'animation)

    2713, Valérian est un tout jeune agent spatio-temporel encore en période d'évaluation. Pour sa première mission, il est envoyé sur terre en 912. Il doit y observer les us et coutumes des habitants et surtout ne rien modifier au passé. Mais rien ne se passe comme convenu et il est obligé de s'enfuir avec une jolie autochtone appelée Laureline. De retour à bord du vaisseau, ils font le cruel constat de la disparition de la terre. Sans autre moyen de subsistance, ils se trouvent obligés d'accepter des missions pour subvenir à leurs besoins. L'aventure ne fait alors que commencer...

    Cette production franco-nippone est adaptée des bandes dessinées de la série à succès Valérian, agent spatio-temporel publiée chez Dargaud depuis 1970. Les deux héros ont ici un aspect plus moderne et plus jeune, avec une claire influence manga. L'animation est soignée et de belle qualité. Les extraterrestres, les décors sont variés et servent des histoires complexes et singulières. Ces aventures sont divertissantes, pleines de rebondissements et jamais redondantes, ce qui fait la force de la série. Certes, comme souvent, les amateurs de l'œuvre originale seront (peut-être) déçus par cette transposition à l'écran, mais les autres découvriront un univers de space-opera riche et original.

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