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Le chien jaune de Mongolie (2006) de Byambasuren Davaa

Nansa, 6 ans, est l'aînée de trois enfants. Elle revient pour l'été dans sa famille de nomades en Mongolie du Nord, où elle vit dans une yourte au milieu de la steppe. Ici la vie tourne autour de l'élevage des chèvres, moutons et vaches qu'il faut emmener paître, de la fabrication des fromages et des tâches ménagères. Un jour où sa mère la charge de chercher des bouses séchées pour le feu, elle découvre un jeune chien qu'elle adopte. De retour à la maison, son père ne souhaite pas garder l'animal...

Filmé dans de somptueux paysages, cette tranche de vie de nomades mongoles nous transporte dans une bienveillante aventure humaine et enfantine. Bien que l'intrigue se déroule au fond de la steppe, la relation de cette enfant et de son chien donne une portée universelle à l'histoire. La cinéaste porte un regard tendre sur cette famille et réussit à nous faire pénétrer au cœur de leur vie, dans la chaleur de la fratrie. On y découvre un père et une mère d'une grande douceur, mais aussi leurs us et coutumes, leurs croyances, sans oublier leur sagesse. Bien que le milieu soit rude, ils vivent de peu mais heureux et en harmonie avec la nature. Ce long-métrage, mi-documentaire mi-fiction, est un témoignage sur une population en voie de disparition, dont les connaissances ancestrales lui permettent de vivre en totale adéquation avec son environnement. Le déplacement de la yourte en est l'ultime et passionnant exemple. Étrangement, les couleurs chatoyantes des costumes et de la décoration (mobilier, tapis...) sont le reflet d'une culture raffinée issue d'un milieu rustique. Pour incarner ses personnages, Byambasuren Davaa a choisi une véritable famille de nomades. Elle a filmé leur quotidien tel qu'ils le vivent et sans intervenir, d'où la fraîcheur de certaines séquences, notamment avec les enfants. Dans cet univers calme et apaisé, la réalisatrice a tout de même créé quelques moments de tension très réussis donnant un peu de sel au film. Le résultat est à la fois tendre, éducatif, sensible et d'une grande beauté. Un retour aux sources !

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Le DVD propose une version française.

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Sindbad (1974) de Karel Zeman

Sindbad parcourt les mers en quête d'aventures et croisera au cours de ses pérégrinations une multitude de personnages et de créatures extraordinaires : rapace gigantesque, sultan vindicatif, géants, sirène...

Filmé dans un premier temps comme des courts-métrages indépendants, Karel Zeman a finalement rassemblé lui-même ces cinq aventures (Sindbad, Le deuxième voyage de Sindbad, Dans le pays des géants, Le tapis volant, Le sultan de la mer). Ce dessin-animé tchèque a le charme de la simplicité. Le cinéaste utilise avec subtilité différentes techniques d'animation (le dessin, le papier découpé, la surimpression notamment pour le mouvement des vagues) créant des instants d'une grande poésie. Ses couleurs chatoyantes et la délicatesse de ses dessins font que le film se regarde comme un livre d'images, avec en prime une voix-off aux intonations envoûtantes, aux musiques lancinantes et aux bruitages astucieux. Il est agréable de s'entendre conter dans un langage simple et soutenu des récits aventureux inspirés des contes des mille et une nuits.

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Malin comme un singe (1962-1985) de Huang Yongju, Hu Xionghua, Pu Jiaxiang...

Ce DVD coédité par les films du Préau et Arte propose une nouvelle compilation de trois courts-métrages chinois réalisés par les célèbres Studios d’art de Shanghai. Après l'édition d'Impression de montagne et d'eau par Les films du Paradoxe, voici un programme qui pose un nouveau jalon dans la connaissance et la reconnaissance de l'animation chinoise par le grand public. Au delà de l'aspect patrimonial, c'est aussi une occasion de découvrir les techniques d'animation spécifiques que sont le découpage articulé et le découpage déchiré articulé. De plus, ces films fort sympathiques raviront les bambins qui sont friands de ce type de petites aventures... Cette fois-ci les singes sont à l'honneur.

Attendons demain (1962) de Huang Yongyu et Hu Xionghua : Un singe rêveur, qui n'a pas construit de maison, se trouve confronté à la pluie qui n'est pas sa meilleure amie...

La musique et les bruitages répondent avec justesse à la voix-off et aux propos des différents personnages. Un découpage des plans original et une animation en papier découpé ouvragée et délicate illustrent à merveille la morale de l'histoire : "Il ne faut jamais remettre à demain ce qu'on peut faire le jour même".

Les singes vont à la pêche (1985) de Pu Jiaxiang : Quatre singes s'essaient à différentes techniques de pêche, mais cela ne sera pas sans mésaventure...

L'animation épurée et sans parole est servie par une musique traditionnelle réellement expressive. Ici pas de morale mais une succession de situations burlesques, où ces pauvres singes pugnaces ne seront pas récompensés de leurs efforts.


Le petit singe turbulent (1982) de Hu Jinqing : Un petit singe farceur joue des mauvais tours à son entourage et rit aux dépens de ses amis. Mais crier au loup sans raison peut s'avérer dangereux...

L'histoire est celle d'un singe égocentrique qui, par jeu, blesse ses amis et n'accorde pas sa confiance à son compère koala qui essaie de le prévenir du danger. La solidarité entre les amis aura tout de même raison du loup et l'expérience apprendra au petit singe à être un bon ami et à ne pas dépasser certaines limites. Mais l'originalité du film vient plutôt de sa forme. Les décors sont peints en lavis et l'animation est réalisée en papier articulé déchiré, créant une esthétique très aboutie. En effet, cette technique permet de faire apparaître les fibres du papier donnant un effet duveteux aux animaux. Ce très beau court-métrage est une petite réussite !

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Alice au pays des merveilles (2009) de Tim Burton

Alice, 19 ans, se rend à une réception où un jeune homme bien né lui demande sa main. Souhaitant prendre un temps de réflexion, elle s'éloigne et décide de suivre un étrange lapin blanc vêtu d'une veste. Dans sa course-poursuite, elle tombe dans un trou situé au pied d'un arbre. Un monde magique s'ouvre alors à elle, où apparemment elle doit jouer un rôle dans la libération de ce royaume sous l'emprise actuelle de la Reine Rouge...

Voici une nouvelle adaptation des studios Disney d'Alice au Pays des merveilles de Lewis Caroll, réalisée cette fois-ci par l'incontournable Tim Burton. Si l'on accepte d'entrée que le film prenne ses distances avec le texte d'origine, ou avec l'autre référence qu'est devenu le dessin-animé de 1951, le film est plutôt réussi. Si on refuse ce principe, passez votre chemin car vous serez déçu. Le cinéaste met en scène ici une Alice beaucoup plus âgée, qui revit toutes les nuits le même rêve depuis son enfance. Ce postulat, plutôt malin, permet à Tim Burton de proposer de nouvelles péripéties à Alice, qui - on suppose - aura précédemment rêvé les aventures de Lewis Caroll. Aujourd'hui, l'héroïne doit tuer le Jabberwocky pour libérer le royaume de l'emprise de la Reine Rouge. Malheureusement l'intrigue est assez lisse et sans réelle surprise, bien que certains personnages secondaires, comme le chapelier et ses compères, soient particulièrement délirants. Ce petit manque de chaos scénaristique, si caractéristique des différentes versions d'Alice, est un peu décevant. On découvre au final une aventure plus fantastique qu'onirique. Mais on reste dans l'univers - un peu moins sombre qu'à l'accoutumée - de Tim Burton. Les personnages sont toujours blafards ou bizarres, la musique enlevée, les paysages torturés... De plus, un vent de féminisme et de modernité souffle sur le film (le refus du corset, du mariage comme destinée inéluctable pour une jeune femme du 19ème siècle...) Alice n'est plus la petite fille sage qui s'ennuie, elle est devenue une jeune femme libre et indépendante. Le point fort du film reste son impeccable esthétique avec des effets spéciaux réellement incroyables et des costumes somptueux. Un monde merveilleux prend vie devant nos yeux...


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L'enfant noir (1995) de Laurent Chevallier

Baba vit dans un village de Guinée aux côtés de toute sa famille. Son père, garagiste, décide de l'envoyer à Conakry, la capitale. Accueilli chez son oncle, une nouvelle vie s'ouvre à lui...

Filmé comme un documentaire, ce récit initiatique montre sans jugement ou idéalisme la vie quotidienne d'un jeune guinéen et aborde sans détour des questions comme la circoncision, la polygamie, la place des femmes, ou encore, l'importance de l'école, la perte des traditions, le premier amour... Après avoir découvert la vie au village, ses rituels et contraintes, on découvre avec Baba - qui s'émerveille comme un nouveau né - les us d'une grande ville guinéenne. La réalisation est classique, mais servie par de belles musiques traditionnelles. Ces premiers pas vers l'âge d'homme, inspirés du roman de Camara Laye, sont filmés sans fioriture avec des acteurs touchants et pleins de vérité. Ce petit film sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs est l'occasion pour de jeunes spectateurs de découvrir "l'autre et l'ailleurs".

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l'enfant noir
envoyé par comeandsee. - Regardez des web séries et des films.
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