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Avatar, le dernier maître de l'air (série d'animation)


 Aang, une douzaine d'années, est libéré de sa prison de glace par Sokka et sa sœur Katara, qui appartiennent au peuple de l'eau. Ce jeune maître de l'air est en réalité le nouvel Avatar, entité toute puissante, qui avait disparu depuis une centaine d'années. La mission de l'être suprême est de maintenir l'équilibre entre les quatre nations. Malheureusement en son absence, les nomades de l'air ont été anéantis par la nation du feu qui a aussi asservi les tribus de l'eau et le royaume de la terre. Pour rétablir l’équilibre, Aang va devoir acquérir la maîtrise des quatre éléments : l'air, l'eau, la terre et le feu...

Cette fresque de 61 épisodes (6 coffrets de 2 DVD) a vu le jour en 2005. D'une très belle qualité esthétique, elle bénéficie aussi d'un scénario riche et intelligent. Les principaux héros ont de la profondeur. Ils évoluent et grandissent au fil de l'aventure. Les personnages secondaires sont variés et dotés de réelles personnalités. Le fait que tout ne repose pas sur l'Avatar dynamise les aventures. Ici le héros n'est pas tout puissant, invincible. Il a au contraire des faiblesses et doit apprendre à contrôler ses pouvoirs. Rien n'est simple et il apprend de ses victoires mais aussi de ses nombreux échecs. Les préoccupations des adolescents sont régulièrement abordés. Le manque de confiance en soi, le poids du regard des autres, les premiers amours (et ses hésitations) sont autant de questions récurrentes pour nos jeunes aventuriers. L'atmosphère reste toujours bon enfant et l'humour potache. L'alternance d'aventures, de combats, de moments intimistes et d'humour sont judicieusement dosés pour le plus grand plaisir des spectateurs. Alliant avec justesse la mythologie aux arts martiaux (et ses somptueuses chorégraphies), la magie opère. De nombreuses trouvailles scénaristiques et de réalisation font qu’aucun épisode ne se ressemble. Elles tiennent ainsi l'auditoire en haleine. D'autant que le récit ne cède à aucune facilité et aborde aussi des questions plus profondes : la responsabilité du peuple et de ses dirigeants, le terrorisme, les frontières floues entre le bien et le mal, la justification de la peine de mort... Cette saga est vraiment divertissante et conclut l'essai avec intelligence.

Attention à ne pas confondre cette formidable série d'animation avec la très décevante adaptation cinéma de M. Night Shyamalan.

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Viva Cuba (2006) de Juan Carlos Cremata Malberti

A la Havane, Malu et Jorgito sont voisins et amis, contre l'avis de leurs familles respectives qui se détestent. Lorsque la grand-mère de Malu décède, la mère décide de partir avec sa fille à l'étranger. Les deux enfants, ne volant pas être séparés, fuguent et partent à la rencontre du père de Malu pour qu'il ne signe pas l'autorisation de sortie du territoire. Pour cela, ils vont devoir traverser l'île de Cuba...

Cette sympathique histoire d'amitié entre Malu et Jorgito est l'occasion de découvrir Cuba et le quotidien des enfants du pays. Le réalisateur montre, sans parti pris, les oppositions qui existent au sein de la société cubaine, en faisant se rencontrer l'enfant d'une famille religieuse bourgeoise et celui d'une famille populaire révolutionnaire. Les jeunes acteurs sont excellents et d'une crédibilité sans faille dans leur rôle d'amis chamailleurs. La mise en scène et les cadrages sont soignés et judicieux. Le film y gagne en dynamisme et de petites trouvailles lui donnent une véritable touche d'originalité. Ce road-movie enfantin est frais, bien que peu crédible, il reste vraiment dépaysant. Voilà donc une charmante aventure à partager en famille !


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Ce film n'est disponible qu'en version originale sous-titrée, d'où son classement dans la rubrique "A partir de 11 ans". 

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xxxHolic (Série d'animation)

Watanuki Kimihiro, un jeune lycéen, est attiré comme par enchantement dans l'échoppe de la belle et étrange Yuuko Ichihara, qui a le pouvoir de réaliser tous les vœux. Watanuki lui demande de le débarrasser des esprits qui le pourchassent. En contrepartie, il devra rester auprès de la sorcière jusqu'au jour où elle décidera que sa dette sera soldée...

Cette série a vraiment de la personnalité. D'une part, les choix esthétiques sont forts et assumés avec des personnages disproportionnés au corps longiligne. D'autre part, les figurants ne sont que des esquisses sans aucun détail et sans couleur. Étonnamment,  notre œil s'y habitue rapidement, notre attention étant attirée par les personnages principaux qui se démarquent des passants. Cet animé a donc beaucoup de charme, d'autant qu'il mélange judicieusement humour et fantastique. On s’attache tout de suite aux protagonistes qui ont des caractères singuliers et des personnalités bien marquées. Les aventures se succèdent pour notre plus grand plaisir dans une atmosphère chaleureuse et bon enfant. On est tenu en haleine par l'envie d'en découvrir à chaque fois un peu plus sur Watanuki dont la destinée est plus grande qu'il n'y paraît au premier abord. Cette série sans prétention est vraiment sympathique et réussie !

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Dragons (2009) de Chris Sanders et Dean Deblois

Harold, fils d'un chef viking, vit dans un village infesté de dragons. Le jeune garçon, inventif mais frêle et chétif, a du mal à trouver sa place au sein de cette communauté vigoureuse et guerrière. Sa rencontre avec un dragon, va bouleverser sa vie et celles de ses congénères...

Ce film, adapté du roman de Cressida Cowell Comment dresser votre dragon, a rencontré un succès mérité. Les qualités esthétiques sont indéniables. Même si les humains ne sont pas des plus réussis, les dragons sont incroyables, tant dans le graphisme que dans l'expressivité. Les bestioles sont variées, originales, dotées de caractères et d'attitudes propres. On sent le plaisir des créateurs dans chaque plan et c'est un véritable bestiaire qui nous est proposé. Le summum est atteint avec Krokmou, le furie nocturne adopté par Harold, qui a non seulement un regard incroyablement profond, mais aussi tout un panel d'expressions sonores et d'attitudes mi-félines mi-canidés. A cela s'ajoute de nombreux clins d’œil dans le cadrage et des plans dignes des plus grands films d'aventure, notamment pour les scènes dans les airs. Au delà de l'animation, le scénario lui aussi a des qualités indéniables, même s'il reste assez classique. Les pré-ados sont décrits dans toute leur splendeur, passant d'un humour potache à des questions plus profondes. La difficulté de grandir et de trouver sa place, en assumant sa personnalité et ses différences, est saisie avec justesse. De même, la relation père-fils est l'une des trames du film. Comme de nombreux jeunes, Harold doit faire accepter à son père sa différence, alors que ce dernier projette ses rêves sur son enfant. Cette question générationnelle va ici jusqu'à faire vaciller les fondements de cette société ancrée dans l'idée reçue que les dragons ne peuvent être que des ennemis et doivent être exterminés. Harold propose une autre société basée sur le respect et la confiance qui peut s'instaurer avec ces créatures mythiques. Le message est profondément positif, les jeunes générations étant sources d'évolution et de tolérance. Enfin, sans que l'on s'en rende vraiment compte, la question du handicap est au cœur du film. Ici avoir une jambe de bois, un crochet à la main n'est jamais perçu comme un handicap, mais plutôt comme un fait. Que ce soit pour les personnages de Gueulfor, Krokmou ou Harold lui-même, le fait de porter une prothèse n'est jamais perçu comme un handicap. C'est bien le regard de l'autre et la société qui crée le statut de personne handicapée. Un message qu'il serait intéressant de voir plus souvent relayé. Pour conclure, les dragons sont porteurs d'un grand potentiel cinématographique qui jusque là n'avait donné lieu qu'à peu de réalisations à la hauteur. Le dernier en date était Chasseurs de dragons. Espérons que cela inspirera de nouvelles créations toutes aussi imaginatives que ce sympathique Dragons !

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Eden of the East (série d'animation)

Lors d'un voyage scolaire aux Etats-Unis, la jeune Saki rencontre devant la Maison Blanche un étrange garçon qui se promène nu, armé d'un revolver et muni d'un étrange téléphone. Le jeune homme qui a perdu la mémoire, découvre grâce à son portable qu'il a plusieurs identités et qu'il dispose de la somme non négligeable de 8,2 milliards de yens à son crédit. Il décide alors de retourner avec Saki au Japon qui vient de subir des attaques terroristes. Sa quête, pour découvrir qui il est, va le mener dans une aventure des plus surprenantes...

Cette série en 11 épisodes produite en 2009 vaut vraiment le détour. Les personnages sont travaillés et attachants. L'animation, bien qu'assez classique, est de très bonne facture. L'intrigue est suffisamment complexe et originale pour capter toute notre attention. Les thèses développées sont assez inhabituelles. La première questionne le choc des générations qui est ici source de terrorisme. Les jeunes, majoritairement exclus du système, expriment leur réprobation face à des aînés qui ne leur laissent aucune chance et qui mènent le pays à la faillite. Sans être partisan de ce genre de raisonnement, cette question est intéressante et d'actualité. De même, le questionnement sur les méthodes employées par certains pour faire évoluer la situation est assez stimulante. En effet, le terrorisme est-il justifiable ?
La réponse apportée est bien entendu négative, mais la démonstration est toute en subtilité. Enfin, si l'on peut regretter une conclusion un peu rapide, cet animé montre tout le potentiel et toute la richesse du genre!

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Moi, moche et méchant (2010) de Pierre Coffin et Chris Renaud

Dans l'univers des Méchants, Gru est l'un des meilleurs. Mais la concurrence devient rude quand un nouvel arrivant dérobe une pyramide. Pour surpasser cet exploit, Gru décide de voler la lune, mais pour cela il doit dérober le pisto-réducteur de son nouveau concurrent. Pour arriver à ses fins et réussir à approcher son ennemi juré, il décide d'adopter trois charmantes petites filles, mais devenir père n'est pas aussi simple qu'il le pensait...

Voici un film d'animation en 3D de bonne facture, qui malgré un début un peu laborieux, prend vite un bon rythme et réussit à divertir, voir même à faire rire. Les personnages secondaires n'y sont pas pour rien, notamment les Mignons et le professeur qui sont vraiment très drôles. De plus, la bande son est excellente. Enfin, l'histoire jamais niaise, bien qu'ayant une fin conventionnelle,  propose de sympathiques rebondissements et reste originale.


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L'interview : Dessine-moi un mignon...
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Code Geass : Lelouch of the Rebellion (série d'animation)

Dans le futur, le Japon a perdu son indépendance et fait désormais partie de l'empire de Britannia. Pour lutter contre la ségrégation subie par les japonais, désormais appelés Eleven, la résistance s'est mise en place. De son côté, le prince Lelouch Lamperouge, fils déchu de l'empereur de Britannia, suit ses études au Japon. Il s'y cache avec sa jeune sœur Nonnaly, depuis l’assassinat de sa mère l'impératrice Marianne. Persuadé que son père est responsable de la mort de sa mère, Lelouch a juré vengeance et veut détruire l'empire pour offrir un monde meilleur à sa cadette. La rencontre fortuite de résistants Eleven, de Lelouch et de Seiyu -une jeune sorcière que l'empire pourchasse- va bouleverser l'ordre établi. Ce jour là, Lelouch signe un pacte avec Seiyu et reçoit le Geass, un pouvoir qui lui permet de contrôler toute personne qui croise son regard...

Cette série se compose de deux saisons. Les dessins sont classiques et l'animation fluide. Quant à l'histoire, elle ne peut être résumée en quelques lignes tant elle est fournie et complexe, notamment du fait d'un nombre de personnages faramineux. D'ailleurs la grande force de cet animé réside dans la qualité de son intrigue qui évolue à chaque épisode, sans aucun temps mort ou baisse de régime. Le spectateur, qui n'est pas ménagé, sera parfois un peu perdu, du fait du nombre très important de rebondissements. Il est tout de même difficile de reprocher cet excès d'imagination, qui manque cruellement à de trop nombreux dessins animés. Cette série est un mécha original qui ne peut être réduite à ce genre, car  le côté stratégique est très développé comme dans la série Death note. On y retrouve d'ailleurs la même question sous-jacente  : la fin peut-elle justifier ou non les moyens ? D'ailleurs, les scénaristes vont très loin dans la détestation que l'on peut ressentir à l'égard de Lelouch et des autres personnages, qui usent tous de stratégie (voir de manipulation) pour atteindre leurs objectifs. Ce parti pris est parfois un peu difficile pour les nerfs des téléspectateurs, surtout dans la saison 2, mais aboutit finalement à un résultat plus qu'honorable. Si vous vous laissez tenter par l'aventure, il est tout de même conseillé de voir les deux saisons dans la foulée, sous peine d'être un peu perdu...

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Le royaume de Ga'Hoole : la légende des gardiens (2010) de Zack Znyder

Soren, une jeune chouette rêveuse, est fasciné par la légende des guerriers héroïques de Ga'Hoole à la différence de son frère Kludd qui ne supporte plus cette légende. Quand ils tombent accidentellement de leur nid, ils sont conduits avec d'autres oisillons de toutes espèces pour servir les terribles Sangs purs...

Cette épopée de deux frères ennemis est adaptée de la série de livres pour enfants Les gardiens de Ga'Hoole de Kathryn Lasky. Zack Znyder, le réalisateur de 300 et de Watchmen, s'est cette fois lancé dans un film d'animation destiné aux bambins. Cela explique certainement le sentiment d'être face à un film "adulte" qui ne fait pas de compromis pour ses jeunes spectateurs : le scénario aborde la question d'une dictature qui fait référence au nazisme ; la réalisation est sans concession, notamment dans les scènes de bataille. Bien que l’histoire soit loin d'être parfaite et assez consensuelle, elle ne fait pas non plus dans la mièvrerie coutumière des dessins animés ou dans l'habituelle exaltation naïve des héros beaux et invincibles. La guerre n'est pas présentée comme un évènement anodin. Les batailles et leurs conséquences sont présentées dans toute leur brutalité : "Voilà ce que ça donne quand on a combattu lors d'une bataille. Ce n'est pas glorieux, ce n'est pas beau, ce n'est même pas héroïque. C'est seulement faire son devoir et le faire encore et encore, même si un jour on ressemble à ça...". D'autres part les personnages secondaires sont moins caricaturaux qu'à l'accoutumée et, oh merci, aucun personnage bavard,  rigolard et insupportable à l'horizon. De l'humour, il y en a bien sûr mais utilisé avec parcimonie et justesse. La grande force de ce film réside dans tous ces détails, mais aussi et surtout dans une animation étonnamment fluide et maîtrisée jusqu'au bout de chaque plume d'oiseaux. Le travail sur l'expressivité des animaux et leurs mouvements est incroyable. Le tout est servi par des musiques somptueuses comme The Host Of Seraphim de Dead can dance et un travail sur les bruitages très efficace qui donne du réalisme et de la profondeur aux scènes. Visuellement, le film est splendide, certaines séquences sont vertigineuses et les ralentis sont un éblouissant mélange de beauté froide, de grâce et de poésie. Un spectacle qui vaut donc le détour !


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Bric et broc (1988-2006) Collectif

Les amateurs de découvertes cinématographiques regarderont avec plaisir le DVD Bric et Broc édité par Chalet Pointu. Cette compilation de 12 courts métrages, des incontournables studios Folimage, peut être vue par des enfants à partir de 7 ans, bien que certains films soient accessibles à un public plus jeune.

Tous ces films sont intéressants pour différentes raisons : le choix de l'animation, de la narration, du sujet... De nombreuses techniques d'animation y sont représentées :
  • le traditionnel dessin animé  avec La tête dans les étoiles de Sylvain Vincendeau, Marottes de Benoît Razy..., 
  • la pâte à modeler avec Amerlock de Jacques-Rémy Girerd, Le wall de Jean-Loup Felicioli..., 
  • l'animation en volume avec Le génie de la boîte à ravioli de Claude Barras, Le château des autres de Pierre-Luc Granjon, La bouche cousue de Jean-Luc Gréco et Catherine Buffat, Ferrailles de Laurent Pouvaret..., 
  • la très originale animation en "nouilles" avec Nos adieux au music-hall de Laurent Pouvaret.
Un petit coup de cœur pour les trois films suivants :

Paroles en l'air (1995) de Sylvain Vincendeau : Un jeune homme envoie de sa fenêtre des messages d'amour sur des avions en papier à sa voisine. La vie du quartier s'en trouve bouleversée, car les missives n'arrivent pas forcément chez le bon destinataire... Ce charmant court métrage crayonné aux tons sépia est une jolie illustration du bouleversement que peuvent provoquer le regard d'un alter ego et l'impact des mots sur autrui. On partage, au rythme d'une musique joyeuse, ses petits instants de bonheur sans parole.

La leçon de choses (1998) de Juliette Loubières : Le film a fait le pari judicieux de poser et de répondre à la question "Comment on fait les bébés ?" du point de vue d'enfants de maternelle. Sans rien éluder, le sujet est traité avec subtilité et un vocabulaire tout à fait adapté aux plus jeunes (à partir de 3 ans). Ce court métrage est vraiment original et réussi.

Petite escapade (2001) de Pierre-Luc Granjon : Un petit garçon observe ce qui se passe dans la rue perché sur un mur. En fin de journée, le jeune écrivain en herbe revisite son quotidien et le métamorphose en une incroyable aventure faite de personnages aussi terribles que merveilleux. Ce film, tout en simplicité, est une mise en image de l'imagination et du processus de création. Ce court métrage en noir et blanc est construit en deux parties. La première, le temps de l'observation est sans parole, accompagnée d'une jolie petite musique et d'une animation en volume. La seconde, le temps du récit se matérialise sur une page d'écriture sous la forme de dessins animés épurés, l'histoire étant narrée par la voix de l'enfant et accompagnée de bruitage et de musique. Un film fin et juste qui mérite notre attention.

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    Voici Timmy (série d'animation)

    Timmy est un petit mouton de 3 ans qui vient d'entrer à l'école maternelle. Au cours de nombreuses aventures, il apprend la vie en collectivité entouré de ses nouveaux amis...

    Cette série, de 52 épisodes de 10 minutes a été créée par Nick Park, le père de Wallace et Gromit. Elle met en scène le petit dernier de la famille de Shaun le mouton. L'animation en pâte à modeler est comme toujours de bonne facture. L'ambiance générale est paisible car les films sont sans parole et ponctués de courtes séquences musicales. Le sens est donné par la situation et des bruitages explicites. Le thème et le traitement en font une série destinée aux plus petits, mais très vite en grandissant les enfants préféreront retrouver Shaun et ses compères. Ces charmants courts métrages aux qualités indéniables viennent donc diversifier une offre audiovisuelle plutôt limitée pour cette tranche d'âge.

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    Patate et le jardin potager (2000) de Benoît Chieux et Damien Louche-Pélissier

    Dans le jardin, tous les légumes attendent impatients que le jardinier les ramasse. Patate, Brocoli, Carotte et Poireau n’ont pas eu cette chance. Ils partent à l’aventure pour retrouver leurs compagnons, imaginant qu’un monde merveilleux les attend…

    L'animation très personnelle est tout en rondeur et très colorée pour le plus grand plaisir de nos yeux. La bande son est elle aussi très réussie. L'histoire alterne avec efficacité effets comiques, suspens et effroi. L'apparition du légume "Frankenstein" recomposé par le jardinier est du plus bel effet créant quelques instants de frayeur dont les plus petits se remettent vite. A noter que si ce court métrage est drôle et vraiment sympathique, il ne vous sera d’aucun secours pour convaincre vos enfants de manger des légumes.

    Retrouvez ce court-métrage dans le DVD de L'enfant au grelot


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    Ruzz et Ben (2005) de Philippe Jullien

    Ben, 8 ans, fait du cerf-volant avec sa sœur Ruzz, 12 ans. Laissés à eux-mêmes au cœur de la ville, les deux enfants vont découvrir par hasard un entrepôt au premier abord désaffecté. Très vite, ils découvrent un univers, où la nature a repris ses droits, parsemé de sculptures originales et habité par un étrange ermite...

    L'animation, comme à l'accoutumée avec Philippe Jullien, est de belle qualité. Cette fois-ci, le réalisateur du Cyclope de la mer, met en scène une histoire riche, bien que sans parole. En vingt-cinq minutes et sur une sympathique bande-son, il illustre la complicité d'un frère et d'une sœur, le Land art comme art de vivre et il aborde la question de la place faite à la nature et aux enfants en milieu urbain. L'univers créé est d'une grande ingéniosité, poétique, à la limite de la magie. Ce film, très réussi, ouvre une porte sur l'imaginaire...

    Le DVD édité par Doriane films contient aussi :
    • un making-off du film qui permettra aux enfants de découvrir les secrets de la création de ce film d'animation.
    • deux courts métrages autour de la tolérance de Philippe Jullien : Tadeus (2000) co-réalisé par Jean-Pierre Lemouland et Sans l'autre t'es rien (2000).
    • un magnifique court-métrage, en version originale sous-titrée, intitulé Bennozh dit réalisé par Fabienne Collet et Sébastien Watel. Cette animation en sable est une merveilleuse adaptation d'un poème, d'Añjela Duvalqui, qui loue le métier d'agriculteur.
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    The kid (1921) de Charles Chaplin

    Suite à la séparation de ses parents, un enfant abandonné est recueilli contre son gré par Charlot. Les années passant un amour indéfectible unit désormais ces deux exclus. Pour survivre, ils usent avec une grande complicité de ruses et malices. Quand le Kid casse des vitres, Charlot s'empresse de proposer ses services de vitrier. Tout va pour le mieux, jusqu'au jour où l'administration essaie de retirer l'enfant malade à son père adoptif...

    Ce classique des années 20 continue encore aujourd'hui de captiver les jeunes et moins jeunes spectateurs. Alternant humour et situation dramatique, il est impossible de ne pas tomber sous le charme de ces deux parias. L'amour qui les unit, leur sens de la débrouille, leur solidarité face à l'adversité sont autant d'éléments qui les rendent attachants. On ne peut que succomber au charme de ces deux grands acteurs. Le cadrage, les gros plans, les multiples trouvailles visuelles, l'enchaînement des scènes donnent un film d'une grande efficacité, naviguant avec aisance de la comédie au mélodrame. Les enfants, qui s'identifient au Kid, sont touchés par la séparation de la mère, puis la tentative de séparation d'avec le père d'adoption. Ils adorent le côté fantaisie, voir loufoque de ce duo, où l'enfant est l'égal de l'adulte. Ils sont marqués par la misère dans laquelle évoluent les personnages. Avec ce film, muet en noir et blanc, qui émerveille encore les enfants au 21ème siècle, la magie du cinéma prend tout son sens.


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    Dragons et princesses (2009) de Michel Ocelot

    Toujours selon le même principe que pour Princes et princesses , deux enfants et un vieil homme se retrouvent pour inventer des histoires qu'ils mettent en scène.

    Nous découvrons avec grand plaisir dix nouveaux contes originaux réalisés par Michel Ocelot. La technique des ombres chinoises chère au réalisateur est associée comme à l'accoutumée à des fonds aux couleurs vives. Les thématiques restent les mêmes : la bêtise, l'ignorance, le respect d'autrui, la tolérance... En commençant chaque court-métrage par une réflexion sur l'iconographie et la création, le cinéaste fait preuve d'une grande pédagogie et de respect à l'égard du spectateur. Le résultat est délicat et intelligent, poétique et magique, et ne peut susciter que l'émerveillement...

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    4, 5, 6... Mélie pain d'épice (2007-2009) de Danny de Vent, Jadwiga Kowalska, Gili Dolev...

    Les studios Folimage proposent une sympathique compilation de 4 courts-métrages destinés aux plus petits. Les films utilisent des techniques d'animation différentes, permettant aux jeunes spectateurs de découvrir la richesse de ce cinéma. On regrettera juste la mauvaise qualité de la copie du Printemps de Mélie qui pixelise. Il est donc préférable de découvrir ce superbe court avec l'édition DVD Au royaume de Léon et Mélie qui est irréprochable. Notons enfin que le programme est accompagné d'un dossier pédagogique très intéressant qui propose de nombreuses pistes de lecture.

    La leçon de natation (2008) de Danny de Vent : Un petit garçon prend son premier cours de natation. La découverte de cet environnement étrange et inconnu est une source  de stress, d'angoisse, mais aussi de plaisir...
    Ce court-métrage sans parole a été réalisé en papier découpé numérisé et animé à l'ordinateur. La déformation des personnages par l'eau a été créée en 3D. Le travail sur le cadrage,  la musique et les bruitages fait écho avec justesse aux sensations et sentiments de l'enfant. A cela s'ajoute l'intérêt du sujet  qui captive littéralement les bambins qui s'identifient immédiatement au jeune héros. Voici donc une occasion fort intéressante de discuter cinéma et découverte du grand bain avec les petits.

    Tôt ou tard (2007) de Jadwiga Kowalska : Un petit écureuil et une chauve-souris s'unissent pour réparer les rouages souterrains qui régissent le cycle du jour et de la nuit...
    Voici une nouvelle histoire où un gland et un écureuil sont à l'origine du dérèglement de notre planète. Pourtant la réalisatrice n'a pas souhaité faire de clin d'œil à L'âge de glace, mais voulait partir du quotidien des deux animaux, d'où le gland pour l'écureuil et la luciole pour la chauve-souris. L'animation est épurée, soignée et délicate. La douceur de l'image vient notamment du rendu dessiné des personnages, volontairement conservé par J. Kowalda qui a d'abord travaillé sur du papier découpé avant de l'animer sur ordinateur. Ce court se voit comme on lit un poème, les images défilent, laissant dans un premier temps des impressions, puis vient le sens. Accompagnée d'une très jolie musique, cette aventure sans parole nous parle du temps, des saisons, du rapprochement de mondes opposés et d'amitié.

    Le joyeux petit canard (2008) de Gili Dolev : Un petit garçon, qui évolue dans un livre animé, essaie de semer un canard qui s'est pris d'affection pour lui...
    Ce court-métrage en 3D très original est bourré de trouvailles visuelles, qui recréent réellement les impressions que l'on a quand on lit un livre pop-up. L'histoire évolue au fil des pages qui tournent pour amener le spectateur à la conclusion "que l'on est parfois contraint d'être cruel pour être bon" (dixit le réalisateur). La virtuosité de l'animation est époustouflante et l'on découvre encore après plusieurs visionnages des détails qui nous avaient échappé - pas mal pour un film qui ne dure que 9 minutes !

    Le printemps de Mélie (2009) Pierre-Luc Granjon : un court-métrage incontournable dont vous retrouverez la présentation dans cet article.



    Découvrez et enrichissez la revue de presse sur Léon et Mélie

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    Télécharger le dossier pédagogique réalisé par Le pôle d'éducation à l'image d'Auverge

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    Summer wars (2009) de Mamoru Hosoda

    Kenji, un jeune génie en mathématiques, accepte la mission d'accompagner Natuski, la plus jolie fille du lycée, pour quelques jours. En réalité, le clan Jinnouchi organise l'anniversaire de sa doyenne qui va sur ses 90 ans. Tout se passe bien, jusqu'à ce que Natuski présente Kenji à son arrière grand-mère comme son petit ami. La situation devient réellement catastrophique lorsque le lycéen se rend compte qu'Oz la plateforme communautaire la plus utilisée au monde a fait l'objet d'une attaque pirate et qu'en résolvant une équation qu'on lui a envoyée anonymement il est responsable de ce chaos. Kenji devient alors l'ennemi public n° 1...

    Cet anime est une vraie réussite. L'animation est fluide, de belle qualité et originale, passant du monde d'Oz habité d'avatars aux formes les plus variées à la très belle propriété traditionnelle de l'arrière grand-mère de Natuski. En faisant coexister la vie réelle et un réseau social poussé à son paroxysme, Mamoru Hosoda donne vie à une histoire ingénieuse, chaleureuse et  résolument moderne. Dans ce monde virtuel fait de milliards d'échanges personnels et de transactions commerciales, la plupart des services qui organisent la vie réelle sont gérés par Oz. Plutôt que de tenir un discours alarmiste sur les nouvelles technologies et le danger de concentrer trop de services sur un même et unique réseau, le réalisateur joue la carte de l'humain et de sa capacité à rebondir face à  l'adversité. Ici la technologie n'a en rien déshumanisé les individus au contraire, la solution du problème se trouve dans les connaissances des anciens, leurs technologies plus rudimentaires, les compétences technologiques des jeunes, l'entraide familiale et entre inconnus... De nouvelles solidarités se mettent en place pour résoudre les problèmes engendrés par l'attaque menée par une intelligence artificielle. L'idée est tout simplement excellente, le film bourré d'humour et le message résolument positif : chacun - jeunes et vieux - a un rôle à jouer pour contribuer au bon fonctionnement de nos sociétés. Ce dessin animé, loufoque et réjouissant, réconcilie avec intelligence tradition et  modernité.
    Pour un public à partir de 9/10 ans.

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    Le DVD propose une version française.

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    Gwen, le livre de sable (1984) de Jean-François Laguionie

    Les dieux ont quitté la terre désormais recouverte de dunes. Dans ce monde post-apocalyptique, Roseline 173 ans, raconte la vie de sa tribu. A la tombée du jour, les nomades se réfugient au fond d'un puits, car la nuit appartient au "Makou" qui déverse d'étranges objets sur le sable. Gwen, une jeune orpheline intrépide de 13 ans, va bouleverser la vie de Roseline. En effet, Gwen et le fils de la vieille femme vont braver l'interdit et passer la nuit ensemble à la belle étoile. Mais le jeune garçon est enlevé par le "Makou" poussant Roseline et Gwen à partir à sa recherche dans la cité des morts...

    Voilà un film d'animation digne d'intérêt tant pour sa très belle plastique que pour son étrange histoire. Loin de tout ce que le jeune ou moins jeune spectateur a l'habitude de regarder, Gwen et le livre de sable suspend le temps. L'histoire nous est contée, en voix-off  dans un langage soutenu et poétique, le tout accompagné par des intermèdes musicaux ou des chants d'une grande intensité. Les deux jeunes amoureux vont bousculer l'ordre établi, car ici les individus se soumettent sans discussion aux lois. Sans jamais attaquer directement la religion, ce dessin-animé  n'en reste pas moins une critique de la croyance aveugle qui annihile la pensée, l'esprit critique et l'individu. La référence à l'église catholique est claire : le livre, les copistes et les chants liturgiques... sont autant d'indices. La Bible, représentée par un catalogue de matériels  (type Manufrance),  est chantée par ses fidèles qui reprennent en chœur ces étranges psaumes... Le film a indéniablement un côté mystique qui mériterait une analyse approfondie. Une approche différente peut être effectuée sur le plan esthétique. De nombreux éléments visuels rappellent des peintures de Dali ou Magritte, mais aussi de la peinture orientaliste : les couleurs (les bleus et les jaunes), les béquilles, les pierres superposées, le désert, les objets surdimensionnés posés au milieu de nulle part... Gouache et papier découpé ont été utilisés pour l'animation, donnant vie à de magnifiques tableaux animés. Difficile de décrire ce film dont le sens continue à nous échapper, où la beauté continue de nous éblouir, qui déplaira peut-être au spectateur impatient mais qui émerveillera et interrogera certainement les contemplatifs...

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